La Robotique et l'I.A. aujourd'hui

La robotique en 2016 et dans le futur.

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Ils sont là… !!!*

Nous les avons longtemps attendus, nous demandant si un jour les robots quitteraient le domaine de la science-fiction pour la réalité. Désormais, ils entrent dans nos foyers — comme les ordinateurs vingt ans plus tôt. Vous n’êtes plus étonnés de voir un robot tondre la pelouse de votre voisin alors que ce dernier est parti le matin même à la pêche ! Votre grand-mère se fait offrir un robot aspirateur pour son anniversaire… Votre chat ne souille plus votre domicile car un robot nettoie sa litière… Vous possédez un lapin robotisé qui vous prévient dès que votre équipe préférée marque un but et votre fille adolescente écoute de la musique via son baladeur — qui la suit comme un petit chien en dansant frénétiquement
sur les rythmes qu’il émet !

En fait, vous ne vous en rendez déjà peut-être plus compte. Ils ont envahi votre vie sans crier gare, prenant petit à petit une place si importante que vous ne voudriez plus jamais revenir en arrière. Il y a quatre-vingts ans, on pouvait se passer de l’électricité. Plus aujourd’hui. Il y a quinze ans, Internet
n’était pas indispensable. Aujourd’hui, si. Dans dix ans, il se révélera très difficile d’exécuter certaines tâches, comme aujourd’hui, quand votre robot sera en révision.

 

Demain… ?

En matière d’anticipation, nous avons tendance à être trop optimistes dans les possibilités à court terme et à l’inverse trop pessimistes pour celles à long terme. Mais il n’est pas difficile de prévoir que nous entrons actuellement dans une nouvelle révolution, qui va changer notre vie. Les robots vont peu à peu nous faciliter l’existence, nous amuser et nous faire rêver un peu plus chaque jour.
Pendant quelque temps, ce seront de petits robots spécialisés qui s’occuperont du foyer, de nettoyer les vitres ou encore de peindre le plafond.
Les robots humanoïdes des films ne devraient pas arriver dans les familles avant une dizaine d’années.

Les robots ne vont pas tarder à arpenter vos rues, pour venir ramasser les ordures ou livrer vos courses, à la demande. Ils vous conduiront dans des taxis automatisés sur des voies réservées et à une vitesse très élevée.
Vous avalerez des gélules qui transportent des robots en kit destinés à s’assembler dans votre corps pour faire disparaître une tumeur cancéreuse. Vous ne pourrez plus faire la différence entre une personne intacte et un individu handicapé équipé d’un bras et d’une jambe robotisés.

Nous étions jusque-là dans la préhistoire de la robotique… En lisant ces lignes vous entrerez dorénavant dans son histoire ! Qu’elle soit partagée également sur toute la surface de la terre et toujours dans le respect de chacun…

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La quatrième révolution Industrielle. **

Selon le Forum économique mondial, elle est ici, caractérisée par des développements sans précédent dans la génétique, l’intelligence artificielle, la robotique, la nanotechnologie, l’impression 3D, et biotechnologie.
Un supercalculateur omniprésent et mobile. Des robots artificiellement intelligents. Des voitures auto-conduites. Les améliorations neurotechnologiques du cerveau. L’édition génétique. La preuve de ce changement est tout autour de nous et il se produit à une vitesse exponentielle.

Les révolutions industrielles antérieures ont libéré l’humanité du pouvoir des animaux, rendu possible la production en série et apporté des capacités numériques à des milliards de personnes. Cette quatrième révolution industrielle est cependant fondamentalement différente. Elle se caractérise par une gamme de nouvelles technologies qui fusionnent les mondes physiques, numériques et biologiques, touchant toutes les disciplines, les économies et les industries, et même des idées provocantes sur ce que signifie être humain.

 

L'intelligence artificielle à NOTRE service… ? ***

Nicolas Sekkakki - Panthéon Sorbonne

- Sept. 2016 -

Il existe en fait de multiples définitions de l’intelligence artificielle. Un premier grand type de définitions pourraient désignées comme essentialistes, visant à dégager la grande finalité dont un système doit faire preuve pour entrer dans la catégorie. Les chercheurs en IA Stuart Russell et Peter Norvig compilent ainsi 4 approches parmi les définitions de leurs pairs : l’art / la création / l’étude de systèmes qui : 

  • pensent comme des humains,
  • ou pensent rationnellement,
  • ou agissent comme des humains,
  • ou agissent rationnellement.

L’enjeu principal est ainsi de savoir si l’intelligence artificielle est une question de processus – la manière de “réfléchir” – ou de résultat, et donc si intelligence et simulation de l’intelligence reviennent in fine à la même chose ou pas.

A côté – et souvent en complément – se trouvent des définitions que l’on peut qualifier d’analytiques, déroulant une liste de capacités nécessaires à la création d’une intelligence artificielle, en partie ou totalité – par exemple la vision par ordinateur, la représentation des connaissances, le raisonnement, la compréhension du langage, l’aptitude à planifier une action.

Selon cette vue, pour reprendre les mots d’Allen Newell et Herbert Simon (qui comptent parmi les fondateurs du champ de l’IA), “There is no « intelligence principle, » just as there is no « vital principle » that conveys by its very nature the essence of life.

Ajoutons en outre deux grands buts possibles associés, l’un d’ingénierie – l’intelligence artificielle comme méthode de résolution de problèmes précis – et l’autre scientifique – mieux comprendre les mécanismes de l’intelligence voire de la conscience – et l’on comprend que tracer des frontières claires autour de ce champ est une tâche irréalisable. Et que, à côté des laboratoires d’informatique, des chercheurs en intelligence artificielle puissent aussi bien se trouver dans des départements de statistique que de neurosciences.

2016 a marqué l’irruption de l’intelligence artificielle dans le débat public, s’affranchissant des discussions internes à l’écosystème des nouvelles technologies pour devenir un enjeu majeur dont tous les médias généralistes se sont saisi.

Cela s’inscrit dans le prolongement de nombreuses actualités qui se sont accumulées ces dernières années, à travers 3 prismes parallèles :

Un prisme scientifique / technologique, avec l’annonce d’avancées importantes comme AlphaGo, capable de battre les meilleurs joueurs de go – un exploit que beaucoup ne pensaient réalisable que dans plusieurs années, sachant qu’il y a davantage de positions possibles dans une partie de go que d’atomes constituant l’univers.

Un prisme produit / entreprise, lié par exemple au lancement et à l’amélioration d’assistants intelligents (Siri, Alexa, Google Assistant…), ou à l’explosion du nombre de systèmes de voitures autonomes en développement.

Un prisme “macro”, relatif au débat sur l’impact global de l’intelligence artificielle – pour caricaturer de débat, l’IA est-elle synonyme d’apocalypse ou de corne d’abondance ?

Cette actualité brûlante pose cependant problème pour une raison simple : la discussion de ce que l’intelligence artificielle va ou devrait devenir et engendrer n’est que trop rarement précédée d’une explication de ce qu’elle est – ou plus précisément de ce que cette notion recouvre. Ce constat est justement le point de départ de cet essai, et au-delà de toute l’étude que FABERNOVEL a décidé de mener sur le passé, le présent et le futur de l’intelligence artificielle.

Un point de départ tout sauf anodin ou trivial, comme n’importe quel scrutateur des pérégrinations de l’IA en fait rapidement l’expérience. Définir l’IA est, bien plus qu’un passage obligé pour qui veut en saisir les enjeux, un foyer de débats toujours vifs dans ce qui, avant d’être un secteur, une tendance, une opportunité ou une menace, est un champ académique à l’histoire récente mais riche, sur les 60 dernières années. Un champ dont la caractéristique essentielle est d’être parcouru, travaillé, balayé par d’éternels paradoxes.

Faut-il en avoir peur… ? ****

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L’automatisation des métiers sous l’effet de la robotique, et les capacités bluffantes de l’intelligence artificielle, annoncent un bouleversement profond de l’économie. Alors que l’inquiétude gagne du terrain, comment s’y préparer et anticiper un futur positif avec ces progrès inévitables ? Un article de notre partenaire, La Tribune.

Toutes les semaines, de nombreuses innovations ne cessent de souligner à quel point la technologie évolue à une vitesse qui nous dépasse.

Au Japon, la société d’assurances Fukoku Mutual Life a décidé en janvier de licencier 34 cadres pour les remplacer par une intelligence artificielle. Les progrès des technosciences sont tels que les généticiens peuvent désormais « copier/coller » des séquences d’ADN grâce à des « ciseaux », le CRISPR-Cas9, qui permettent « d’augmenter » l’homme.

 

Après avoir battu le numéro 1 mondial du jeu de go en 2016, une autre intelligence artificielle vient de laminer quatre des meilleurs joueurs mondiaux de poker, grâce à ses capacités… de bluff. Et ainsi de suite. Si bien que de nombreux penseurs alertent : l’IA, la robotique, les méga-données, les objets connectés (plus de 20 milliards en circulation dans le monde en 2020, selon le cabinet d’études technologiques Gartner), la réalité virtuelle et les technosciences sont-ils en train de faire courir l’humanité à sa perte ?

 

Le courant « transhumaniste » prédit l’homme immortel

Le contre-pied de cette défiance est porté par les adeptes du mouvement de la Singularité (The Singularity Movement), auquel participent de nombreux chercheurs, penseurs, roboticiens et ingénieurs issus d’entreprises comme Google, Facebook ou encore Cisco. Ces technophiles promeuvent l’utopie d’une fusion à venir entre l’homme et la machine. Ils estiment qu’à partir d’un certain point, attendu entre 2035 et 2045, la machine dopée à l’intelligence artificielle deviendra incontrôlable. Ces « super-intelligences » pourraient même déposséder l’homme de la maîtrise politique de son destin, puisque les décisions seraient prises en fonction d’un niveau d’intelligence inaccessible à l’esprit humain. Ce courant est soutenu par nombre de mécènes transhumanistes, un mouvement culturel et intellectuel qui prône l’usage des sciences et des techniques pour supprimer les maladies et améliorer l’homme jusqu’à le faire accéder à l’immortalité.

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Les utopistes optimistes

D’autres sont persuadés que l’homme pourra toujours garder le contrôle. Dans leur dernier ouvrage Le Temps des algorithmes (Éditions Le Pommier, 2017), les chercheurs à l’Inria Serge Abiteboul et Gilles Dowek estiment qu’en tant que « créations de l’esprit humain », les machines « sont ce que nous avons voulu qu’elles soient et seront-ce que voulons qu’elles soient ». Ainsi, « aucune machine ne sait à la fois jouer au poker et débarrasser la table », aime rappeler le philosophe Jean-Gabriel Ganascia, auteur de l’ouvrage Le Mythe de la singularité (Seuil, 2017). Autrement dit : la toute-puissance inévitable de la technologie serait un leurre.

Pour de nombreux économistes, philosophes et chercheurs, nous vivons plutôt l’avènement d’un nouvel ordre économique et social auquel il faut simplement s’adapter. Pour les partisans de la « destruction créatrice » chère au philosophe Joseph Schumpeter, les nouvelles technologies vont certes bouleverser l’économie et détruire de nombreux emplois, mais aussi créer pléthore de nouveaux métiers. Des métiers que nous peinons aujourd’hui à concevoir, un peu comme il était impossible d’imaginer le métier d’animateur de communauté, de développeur Web ou d’imprimeur 3D aux débuts de l’informatique grand public, dans les années 1990.

En vingt ans, la numérisation de l’économie a créé plus d’un million d’emplois en France, souligne le cabinet EY.

Les optimistes croient donc dur comme fer qu’il en sera de même avec les technologies qui sont aujourd’hui perçues comme menaçantes, à l’image de l’intelligence artificielle ou de la robotique.

 

Le défi Juridique… !!!*****

Le Parlement européen vient de prendre position en demandant que des règles européennes soient mises en œuvre dans le domaine de la robotique (qui n’est pas éloigné de celui de l’IA) : ainsi, les députés du groupe de travail sur cette thématique préconisent, en particulier, la création d’un « code de conduite éthique volontaire qui prévoirait des règles pour déterminer qui serait responsable des conséquences de la robotique » sur les aspects sociaux, environnementaux et sur la santé humaine.

Concernant les voitures autonomes, ils sont partisans d’un système d’assurance qui serait obligatoire afin de garantir le dédommagement total des victimes d’accidents causés par ce type de véhicules.

A plus long terme enfin, un statut de « personne électronique » pourrait être envisagé - de leur point de vue. La Commission européenne devrait se saisir du sujet dans les prochains mois pour tenter de bâtir une réglementation applicable dans l’ensemble de l’UE.

Dans cet environnement encore incertain et en pleine évolution, il est donc nécessaire de s'intéresser aux questions juridiques dès la conception de ces solutions, y compris par la voie contractuelle. L’investissement dans une start-up dédiée à l’intelligence artificielle - appelée "deep tech" - peut aussi être une solution pour les entreprises qui souhaitent utiliser cette technologie, d’autant plus que l’Europe - et en particulier Paris - dispose des centres d’IA parmi les plus performants.

L’utilisation croissante de la robotique soulève également des questions éthiques, liées par exemple à la vie privée et à la sécurité, expliquent les députés. Ils proposent un code de conduite éthique volontaire sur la robotique pour les chercheurs et les concepteurs. L’objectif est de garantir qu’ils opèrent conformément aux normes juridiques et d’éthique et que la conception et l’utilisation des robots respectent la dignité humaine.

De plus, les députés exhortent la Commission à envisager la création d’une agence européenne pour la robotique et l’intelligence artificielle, afin de fournir aux autorités publiques une expertise technique, éthique et réglementaire.

Selon la Fédération internationale de la robotique, les ventes de robots ont augmenté en moyenne de 17% par an entre 2010 et 2014, et de 29% au niveau mondial rien qu’en 2014.

 

Sources :

*         -->    http://www.planeterobots.com/2016/05/01/petit-historique-de-la-robotique-partie-33/

**       -->    https://iatranshumanisme.com/2016/12/20/la-quatrieme-revolution-industrielle/

***     -->    https://www.fabernovel.com/insights/tech/le-nouveau-nouvel-age-dor-de-lia

****   -->    http://www.euractiv.fr/section/innovation-entreprises/news/faut-il-vraiment-avoir-peur-de-lintelligence-artificielle/

***** -->    https://www.challenges.fr/tribunes/intelligence-artificielle-il-est-urgent-de-relever-le-defi-juridique_453696

 

 

 

 

 

 

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